- Rendez-vous individuel annuel manager / collaborateur
- Non obligatoire légalement (contrairement à l'entretien professionnel tous les 2 ans)
- Bilan de l'année + objectifs année suivante + développement
- Support écrit conseillé, archivé dans le SIRH
Entretien annuel vs entretien professionnel
Ces deux entretiens, souvent confondus, n'ont ni le même objet ni le même cadre. L'entretien annuel est centré sur la performance : atteinte des objectifs, bilan, note ou évaluation, fixation des objectifs suivants. Il n'est pas obligatoire par la loi, sauf si la convention collective ou le règlement intérieur le prévoit.
L'entretien professionnel, lui, est obligatoire tous les 2 ans depuis la loi du 5 mars 2014. Il porte sur les perspectives d'évolution professionnelle, la formation, le CPF, la mobilité, la VAE. Il fait l'objet d'un compte-rendu remis au salarié. Tous les 6 ans, un 'état des lieux récapitulatif' est réalisé : si l'entreprise de 50+ salariés n'a pas fait au moins un entretien pro et n'a pas formé le salarié, elle doit abonder son CPF de 3 000 euros.
Comment le faire bien (ou au moins pas mal)
Les entreprises qui font bien leurs entretiens annuels cochent 4 cases : préparation des deux côtés (manager et collaborateur préparent séparément sur un questionnaire envoyé 1 à 2 semaines avant), rythme soutenu pendant la campagne (pas étalée sur 6 mois), feedback circulaire (le manager donne son feedback mais le collaborateur donne aussi le sien au manager), et suivi trimestriel léger pour ne pas recréer la distance d'un an.
Les entreprises qui ratent leur entretien annuel font en général 3 choses : elles le bâclent en 30 minutes à la fin d'une année chargée, elles y font passer de la note et du classement forcé (ranking) qui sape la confiance, et elles ne relient les entretiens à aucune action concrète (promotion, augmentation, formation). Résultat : les collaborateurs préfèrent que ça disparaisse.
Une ETI tech de 350 salariés faisait des entretiens annuels sur Excel entre 2018 et 2022, avec un ranking obligatoire (top 20 % / middle 60 % / bottom 20 %). NPS interne en chute libre, turnover à 18 %. En 2023, refonte complète avec un nouvel outil (Elevo), abandon du ranking, feedback 360 ajouté, entretien court tous les trimestres. 18 mois plus tard, baromètre social + 15 points, turnover à 9 %. Le plus dur n'était pas l'outil mais la renonciation au ranking.