Calculez instantanément votre salaire net à partir du brut. Taux officiels 2026, tous statuts (cadre, non-cadre, fonction publique), prélèvement à la source inclus.
La différence entre salaire brut et salaire net est une question qui revient systématiquement lors d'une embauche, d'une négociation salariale ou simplement en lisant sa fiche de paie. En France, le montant inscrit dans votre contrat de travail est toujours exprimé en brut. Pourtant, ce n'est pas cette somme que vous recevez sur votre compte bancaire chaque mois. Entre les deux, les cotisations sociales viennent réduire le montant, et depuis 2019, le prélèvement à la source s'ajoute à l'équation.
Le salaire brut correspond à la rémunération totale avant toute déduction. Il comprend le salaire de base, les éventuelles primes, les heures supplémentaires et les avantages en nature valorisés. À partir de ce montant, l'employeur prélève les cotisations salariales : assurance maladie, retraite de base, retraite complémentaire, assurance chômage, CSG et CRDS. Le solde après déduction de ces cotisations constitue le salaire net avant impôt.
En 2026, les taux de cotisations salariales varient sensiblement selon votre statut professionnel. Un salarié non-cadre du secteur privé voit environ 22 % de son salaire brut prélevé en cotisations. Pour un cadre, ce taux monte à environ 25 %, principalement en raison de la cotisation APEC et d'une tranche 2 de retraite complémentaire plus élevée. Dans la fonction publique, les règles sont différentes : les cotisations s'élèvent à environ 17 %, avec une pension civile de 11,10 % comme poste principal.
Pour convertir votre salaire brut en net, la formule simplifiée est la suivante :
Cette formule donne une estimation fiable pour la grande majorité des situations. Toutefois, le calcul réel est légèrement plus complexe car certaines cotisations sont plafonnées au plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS), fixé à 3 864 EUR en 2026. Au-delà de ce plafond, les cotisations de retraite de base et de chômage ne s'appliquent plus de la même manière, ce qui modifie légèrement le taux effectif pour les hauts salaires.
| Statut | Taux de cotisations salariales | Exemple : 2 500 EUR brut |
|---|---|---|
| Non-cadre | ~22 % | 1 950 EUR net |
| Cadre | ~25 % | 1 875 EUR net |
| Fonction publique | ~17 % | 2 075 EUR net |
| Apprenti (sous 79% SMIC) | Exonéré | Brut = Net |
| Stagiaire (sous seuil légal) | Exonéré | Gratification nette |
Le prélèvement à la source, mis en place depuis le 1er janvier 2019, est un impôt directement retenu sur votre salaire net. Il ne constitue pas une cotisation sociale à proprement parler : c'est une avance sur votre impôt sur le revenu. Le taux varie d'un contribuable à l'autre, en fonction de vos revenus de l'année précédente, de votre situation familiale et des éventuels crédits ou réductions d'impôt dont vous bénéficiez. Vous pouvez ajuster votre taux à tout moment sur le site impots.gouv.fr.
Voici un tableau de référence pour convertir rapidement les salaires bruts les plus courants en net. Ces montants sont calculés avec les taux moyens de cotisations salariales 2026 et ne tiennent pas compte du prélèvement à la source, qui varie selon votre situation fiscale personnelle.
| Brut mensuel | Net non-cadre (~22%) | Net cadre (~25%) | Net fonction publique (~17%) |
|---|---|---|---|
| 1 500 EUR | 1 170 EUR | 1 125 EUR | 1 245 EUR |
| 1 802 EUR (SMIC) | 1 406 EUR | 1 352 EUR | 1 496 EUR |
| 2 000 EUR | 1 560 EUR | 1 500 EUR | 1 660 EUR |
| 2 500 EUR | 1 950 EUR | 1 875 EUR | 2 075 EUR |
| 3 000 EUR | 2 340 EUR | 2 250 EUR | 2 490 EUR |
| 3 500 EUR | 2 730 EUR | 2 625 EUR | 2 905 EUR |
| 4 000 EUR | 3 120 EUR | 3 000 EUR | 3 320 EUR |
| 4 500 EUR | 3 510 EUR | 3 375 EUR | 3 735 EUR |
| 5 000 EUR | 3 900 EUR | 3 750 EUR | 4 150 EUR |
Ces montants sont des estimations basées sur les taux moyens de cotisations salariales. Le montant exact peut varier de quelques euros en fonction de votre convention collective, de votre mutuelle d'entreprise et de votre tranche de cotisation retraite complémentaire. Pour un calcul précis adapté à votre situation, utilisez le simulateur en haut de cette page.
Pour bien comprendre la différence entre votre salaire brut et votre salaire net, il est utile de connaître les principales cotisations qui sont prélevées chaque mois. Chacune finance un pan de la protection sociale française.
La cotisation salariale d'assurance maladie a été supprimée pour la plupart des salariés depuis 2018. En revanche, la CSG (Contribution Sociale Généralisée) inclut une part destinée au financement de l'assurance maladie. L'employeur continue de payer sa part patronale d'environ 7 % à 13 % selon le niveau de salaire. Pour les salariés dont la rémunération dépasse 2,5 fois le SMIC, une cotisation salariale complémentaire de 0,13 % s'applique toujours.
La cotisation de retraite de base est assise sur le salaire dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (3 864 EUR/mois en 2026). Le taux salarial est de 6,90 % sur la tranche 1 (jusqu'au plafond) et de 0,40 % sur la totalité du salaire pour la cotisation déplafonnée. Cette cotisation vous ouvre des droits à la retraite du régime général gérée par la CNAV.
Tous les salariés du secteur privé cotisent à l'AGIRC-ARRCO pour leur retraite complémentaire. Le taux salarial est de 3,15 % sur la tranche 1 (jusqu'au plafond SS) et de 8,64 % sur la tranche 2 (entre 1 et 8 plafonds SS). Pour les cadres, la cotisation APEC (Association Pour l'Emploi des Cadres) s'ajoute à hauteur de 0,024 %, ce qui explique en partie le taux de cotisations plus élevé pour les cadres.
Depuis le 1er octobre 2018, la cotisation salariale d'assurance chômage a été supprimée pour les salariés du secteur privé. Cette suppression a été compensée par une hausse de la CSG. En pratique, les salariés ne paient plus de cotisation chômage sur leur bulletin de paie. L'employeur continue de cotiser à hauteur de 4,05 % du salaire brut, dans la limite de 4 plafonds de la Sécurité sociale.
La CSG (9,20 %) et la CRDS (0,50 %) sont calculées sur 98,25 % du salaire brut (un abattement de 1,75 % pour frais professionnels s'applique dans la limite de 4 plafonds SS). La CSG se décompose en une part déductible de l'impôt sur le revenu (6,80 %) et une part non déductible (2,40 %). La CRDS est intégralement non déductible. À elles seules, la CSG et la CRDS représentent près de la moitié des cotisations salariales prélevées sur votre bulletin de paie.
Selon votre entreprise et votre convention collective, d'autres prélèvements peuvent apparaître sur votre bulletin de paie : la cotisation de prévoyance (obligatoire pour les cadres, variable pour les non-cadres), la mutuelle d'entreprise (obligatoire depuis 2016, avec une part salariale et une part patronale) et d'éventuelles cotisations spécifiques liées à votre branche professionnelle. Ces prélèvements complémentaires expliquent pourquoi le taux effectif de cotisations peut varier de 1 à 2 points d'un salarié à l'autre au sein de la même catégorie.
Si vous travaillez à temps partiel, votre salaire brut est proportionnel à votre durée de travail. Un temps partiel à 28 heures par semaine (80 %) correspond à un salaire brut égal à 80 % du brut temps plein. Les taux de cotisations restent identiques : un non-cadre à temps partiel verra toujours environ 22 % de son brut prélevé en cotisations salariales. Toutefois, si votre salaire brut passe sous le plafond de la Sécurité sociale, certaines cotisations plafonnées seront calculées sur la totalité de votre brut, ce qui ne change pas fondamentalement le ratio net/brut pour les salaires courants.
Les heures supplémentaires bénéficient d'un traitement fiscal et social avantageux en 2026. Du côté social, elles sont exonérées de cotisations salariales dans la limite de 11,31 % du salaire brut correspondant. Du côté fiscal, les revenus issus des heures supplémentaires sont exonérés d'impôt sur le revenu jusqu'à 7 500 EUR nets par an. En pratique, cela signifie qu'une heure supplémentaire majorée à 25 % vous rapporte davantage en net qu'une heure normale, grâce à cette double exonération. Notre simulateur intègre automatiquement cette exonération dans le calcul.
Les primes exceptionnelles, les primes d'ancienneté, le 13e mois et les bonus sont soumis aux mêmes cotisations sociales que le salaire de base. Ils s'ajoutent à votre rémunération brute mensuelle et sont convertis en net selon les mêmes taux. Attention toutefois : le mois où vous percevez une prime, votre bulletin affichera un brut supérieur à l'habitude, ce qui peut faire basculer une partie de votre rémunération dans la tranche 2 de l'AGIRC-ARRCO et donc modifier légèrement le taux effectif de cotisations pour ce mois-là. Pour la prime de partage de la valeur (ancienne "prime Macron"), une exonération de cotisations et d'impôt s'applique sous certaines conditions et plafonds.
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