- Représentation visuelle de tous les postes et familles de métiers d'une organisation
- Sert de base à la GPEC, à la mobilité interne et à la gestion des compétences
- Se construit en 3 étapes : lister, regrouper, relier par des passerelles
- Outil indispensable dès qu'une entreprise dépasse 100 salariés
Pourquoi cartographier les métiers
Sans cartographie, une entreprise vit avec des intitulés de postes qui se sont empilés au fil des embauches, des renommages, des réorganisations. Résultat : 80 intitulés différents pour 50 vrais métiers, des postes identiques avec des salaires qui divergent de 15 %, des passerelles invisibles, des salariés qui restent bloqués par ignorance.
La cartographie remet de l'ordre en regroupant les postes par famille (ex : famille 'Commercial' avec business developer, account manager, commercial sédentaire, key account manager) et en identifiant les passerelles possibles (de technicien support vers ingénieur avant-vente, par exemple). C'est le socle de la mobilité interne, qui coûte 3 à 5 fois moins qu'un recrutement externe.
Comment la construire en pratique
- Inventaire : lister tous les intitulés de poste actifs via le SIRH ou les registres du personnel. Compter aussi les doublons et variantes.
- Regroupement : rassembler les postes par activité réelle (pas par intitulé !) en 10 à 20 grandes familles. Définir pour chaque famille les compétences clés et les niveaux (junior, confirmé, senior, expert).
- Passerelles : tracer les mouvements possibles entre familles ou niveaux. Exemple : un key account manager peut évoluer vers directeur de business unit, ou bifurquer vers product marketing.
- Visualisation : représenter le tout sous forme de schéma accessible à tous les salariés via l'intranet ou le SIRH.
Une bonne carto est vivante : elle se met à jour au moins une fois par an avec les nouveaux métiers et les métiers qui disparaissent.
Un groupe de 800 personnes dans le retail avait 200 intitulés de poste dans son SIRH. En 2023, la DRH lance une cartographie : 3 mois de travail, 14 familles métiers identifiées, 48 métiers types définis. Depuis, 35 % des nouveaux recrutements passent par la mobilité interne (contre 12 % avant). Le coût du recrutement global a baissé de 40 % sur un an. Bonus : les salariés voient enfin les évolutions possibles, l'engagement a grimpé de 11 points au baromètre social suivant.