- Document qui décrit missions, responsabilités, compétences et rattachement d'un poste
- Base du recrutement, de la formation et de l'évaluation
- Différence avec la fiche de poste : plus stratégique (quoi/pourquoi) vs opérationnelle (comment)
- Non obligatoire par la loi, mais quasi-indispensable à partir de 50 salariés
Fiche de fonction vs fiche de poste
Les deux termes sont souvent utilisés comme synonymes, mais les puristes font la distinction. La fiche de fonction est transversale : elle décrit un métier au niveau de l'entreprise ou de la famille de postes (ex : 'Responsable commercial PME'). Elle répond aux questions 'quoi' et 'pourquoi'. La fiche de poste est individuelle : elle décrit le poste d'une personne précise dans un service précis ('Responsable commercial PME - zone Ouest - rattaché à Julie D.'). Elle répond au 'comment'.
Dans la pratique, beaucoup de PME n'ont qu'une seule version qui fait les deux. C'est souvent suffisant en dessous de 100 salariés. Au-delà, la distinction devient utile : la fiche de fonction sert à la GPEC et à la grille de classification, la fiche de poste sert au recrutement concret et à l'évaluation individuelle.
Ce qu'une bonne fiche de fonction doit contenir
- Intitulé du poste et famille métier (issue de la cartographie)
- Rattachement hiérarchique et fonctionnel
- Mission principale en 1 phrase claire : pourquoi ce poste existe ?
- Activités et responsabilités : 5 à 8 points clés, pas 30
- Compétences requises : hard skills techniques + soft skills comportementales
- Formation et expérience : niveau minimum, diplômes, expérience attendue
- Conditions d'exercice : mobilité, horaires, déplacements
- Classification conventionnelle : niveau / échelon / coefficient
Une fiche claire tient en 1 à 2 pages. Au-delà, elle devient illisible et inutilisable. Si le métier est vraiment complexe, la place va dans des documents complémentaires (process, référentiel compétences), pas dans la fiche elle-même.
Une PME du numérique de 90 salariés a rédigé ses 22 fiches de fonction en 2024 (3 mois de travail, 12 000 euros accompagnés par un consultant). Résultat direct : les nouveaux recrutements prennent 30 % moins de temps parce que les critères sont clairs, les entretiens annuels s'appuient sur des critères concrets et la classification a été corrigée sur 5 postes mal évalués (+ 1 800 euros de rappels de salaire au total). Le coût initial est rentabilisé en moins d'un an.