- Document formalisant les règles de comportement attendues des salariés
- Obligatoire pour les entreprises >500 salariés et >100 M€ de CA (loi Sapin II)
- Doit être intégré au règlement intérieur pour être opposable
- Couvre principalement la lutte contre la corruption et les conflits d'intérêt
Ce que contient un code de conduite
Le code couvre les situations concrètes auxquelles un salarié peut être confronté : accepter ou refuser un cadeau d'un fournisseur, gérer un conflit d'intérêt, signaler un comportement douteux, protéger les données confidentielles, respecter les règles de concurrence. Chaque règle est idéalement illustrée par un exemple fictif mais réaliste ('Jean, commercial, reçoit une invitation au Roland-Garros...').
Les grandes thématiques récurrentes : corruption et trafic d'influence, cadeaux et avantages, conflits d'intérêt, relations avec les élus et l'administration, délit d'initié, protection des données personnelles, harcèlement, diversité, sécurité et environnement. Un code efficace tient en 15 à 30 pages avec un sommaire clair et un index thématique.
Le code et la loi Sapin II
La loi Sapin II du 9 décembre 2016 impose aux grandes entreprises (500+ salariés, 100 M€+ de CA) la mise en place d'un programme de conformité anti-corruption. Le code de conduite anti-corruption en est le premier pilier. Il doit définir les types de comportement à proscrire, les sanctions internes, et un dispositif d'alerte protégé.
Pour être juridiquement opposable, le code doit être annexé au règlement intérieur et diffusé selon les mêmes règles (consultation du CSE, affichage, dépôt à l'inspection du travail). Sans cette formalisation, il reste un document interne déclaratif, utile en management mais sans effet disciplinaire possible.
Un groupe industriel de 1500 salariés met en place son code de conduite anti-corruption en 2018. En 2023, un cadre accepte un voyage 'VIP' payé par un fournisseur juste avant la signature d'un contrat. Signalement anonyme via la plateforme prévue par le code, enquête interne, sanction : mise à pied de 10 jours plus changement de périmètre. Le salarié conteste aux prud'hommes. Le tribunal valide la sanction : le code annexé au règlement intérieur était clair et opposable, la faute caractérisée.