- Dispositif qui permet à des salariés de partir volontairement avec une indemnité
- Alternative au PSE et aux licenciements économiques contraints
- Encadré par un accord collectif ou une décision unilatérale validée par l'administration
- Indemnités souvent supérieures à l'indemnité légale de licenciement
Différence entre PDV et PSE
Le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) est obligatoire dans les entreprises d'au moins 50 salariés dès qu'il y a un projet de licenciement économique de 10 salariés ou plus sur 30 jours. Il prévoit des mesures d'accompagnement (reclassement, formation, indemnités) et doit être validé par la DREETS.
Le PDV est différent : il repose sur le volontariat. Les salariés qui acceptent de partir le font eux-mêmes, souvent dans le cadre d'une rupture conventionnelle collective (RCC) depuis 2017. L'avantage pour l'entreprise : éviter le PSE, sa lourdeur administrative et son impact social. Pour le salarié : une indemnité souvent supérieure à l'indemnité légale, et un départ choisi plutôt que subi.
Comment fonctionne un PDV aujourd'hui
Depuis les ordonnances Macron de 2017, le PDV peut prendre la forme d'une rupture conventionnelle collective (RCC), régulée par les articles L1237-17 et suivants du Code du travail. Elle se négocie par accord collectif, précise le nombre de départs visés, les critères d'éligibilité, le montant des indemnités, les mesures d'accompagnement (bilan de compétences, formation, reclassement).
La RCC est validée par la DREETS (ex-DIRECCTE) qui vérifie le respect du cadre légal et l'accord libre des salariés concernés. Avantage pour les salariés : indemnité exonérée de cotisations sociales et d'impôt dans certaines limites, inscription à France Travail, possibilité d'abondement CPF pour se reconvertir. L'entreprise évite le risque de contentieux massif d'un PSE tout en réduisant ses effectifs.
Un groupe industriel de 1 800 personnes doit réduire de 120 postes en 2024. Deux options envisagées : PSE avec licenciements forcés ou PDV (RCC). Choix du RCC avec 150 départs proposés et accord collectif signé. Indemnités : 4 mois de salaire par année d'ancienneté (vs légal : 1/4 à 1/3). Sur 150 candidatures reçues, 125 retenues. Résultat : pas de contentieux prud'homal, image employeur préservée, coût global légèrement supérieur au PSE (environ +15 %) mais risque juridique et social divisé par 5.