- Échanges formels entre employeur et représentants du personnel
- 3 piliers : information, consultation, négociation
- Principales instances : CSE, délégués syndicaux, commissions CSE
- Obligation de négocier sur plusieurs thèmes (salaires, égalité F/H, GPEC...)
Les 3 niveaux du dialogue social
Information : l'employeur transmet au CSE les infos économiques, financières, sociales nécessaires à sa mission. Pas de décision en jeu, juste de la transparence structurée (via la BDESE).
Consultation : avant certaines décisions, l'employeur doit recueillir l'avis du CSE. Cet avis est en général consultatif (non contraignant), sauf pour les modifications du règlement intérieur (avis conforme parfois). Les consultations obligatoires portent sur 3 grands blocs : orientations stratégiques, situation économique, politique sociale.
Négociation : discussion formelle entre l'employeur et les organisations syndicales représentatives, qui aboutit ou non à un accord collectif. Les thèmes obligatoires de négociation annuelle sont les salaires, l'égalité F/H, la qualité de vie au travail, et tous les 3 ans la GPEC dans les entreprises d'au moins 300 salariés.
Qui fait le dialogue social ?
Côté employeur : le DRH et/ou un DG, souvent accompagnés d'un cabinet d'avocats en droit social pour les négociations importantes. Côté salariés : les élus du CSE (titulaires et suppléants) pour l'information et la consultation, les délégués syndicaux pour la négociation. Dans les entreprises de plus de 300 salariés, les délégués syndicaux sont séparés des élus CSE (bien que souvent les mêmes personnes).
Un bon dialogue social repose sur 4 règles : des réunions tenues à la fréquence prévue sans annulation systématique, une info complète transmise à l'avance et pas le jour même, un respect des délais de réponse (1 mois minimum pour la plupart des consultations), et une ouverture réelle à amender les décisions selon les remontées. Les entreprises qui cochent ces 4 cases ont systématiquement un climat social meilleur.
Un groupe industriel de 450 salariés vit des grèves à répétition en 2023 malgré un CSE formellement actif. Diagnostic : les réunions étaient tenues mais les documents transmis 2 heures avant au lieu des 3 jours légaux, les avis du CSE étaient systématiquement ignorés, et les négociations syndicales étaient repoussées. En 2024, nouveau DRH qui restructure tout : info 10 jours avant, rituel trimestriel de bilan, un vrai bilan d'actions suite aux remontées. Grèves tombées à zéro en 12 mois, turnover divisé par deux.