- Discussions entre syndicats et employeurs pour conclure des accords
- 3 niveaux : branche, entreprise, établissement
- Thèmes annuels obligatoires (salaires, égalité F/H) et triennaux (GPEC)
- Ordonnances Macron 2017 : primauté de l'accord d'entreprise sur la branche sur la plupart des sujets
Les 3 niveaux de négociation collective
Négociation de branche : concerne toutes les entreprises d'un secteur (Syntec, métallurgie, BTP, HCR, etc.). Elle fixe le socle minimum : salaires minima conventionnels, classifications, congés payés améliorés, formation professionnelle.
Négociation d'entreprise : entre direction et délégués syndicaux d'une même entreprise. Depuis les ordonnances Macron de 2017, elle prime sur la branche sur la plupart des sujets (hors bloc de base : minima, classifications, égalité F/H).
Négociation d'établissement : pour les grandes entreprises multi-sites, possibilité de conclure des accords spécifiques à un site, dans les limites de l'accord d'entreprise.
Les obligations de négocier
Dès qu'il y a un délégué syndical dans l'entreprise, certaines négociations sont obligatoires. Annuelles : salaires effectifs, durée et organisation du temps de travail, égalité professionnelle F/H, qualité de vie au travail. Triennales : GPEC (dès 300 salariés), insertion et maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés.
Obligation de moyens, pas de résultat : l'employeur doit ouvrir sérieusement les discussions, mais il n'est pas tenu de conclure un accord. À défaut d'accord, il peut adopter un 'plan unilatéral' sur les sujets annuels obligatoires. Sans négociation, c'est un délit d'entrave ; sans plan unilatéral en cas d'échec de la négociation, la pénalité financière peut atteindre 1 % de la masse salariale (notamment sur l'égalité F/H).
Une ETI industrielle de 400 salariés ouvre en 2024 sa négociation annuelle obligatoire sur les salaires. Après 4 réunions, les syndicats demandent + 3,5 %, la direction propose + 1,8 %. Pas d'accord. L'employeur décide unilatéralement + 2,2 % et formalise un PV de désaccord. L'année suivante, le climat social est tendu mais l'obligation légale est remplie. La négociation ne produit pas toujours un accord, elle doit seulement être menée loyalement.