Définition RH

Contrat de mission : définition

Le contrat de mission, c'est le contrat de travail temporaire signé entre une entreprise de travail temporaire (ETT) et un salarié intérimaire. Il est distinct du contrat de mise à disposition que l'ETT signe avec l'entreprise utilisatrice.

Mis à jour le 23 avril 2026 Lecture : 3 min
Signature d'un contrat d'intérim entre agence et salarié
En bref
  • Contrat entre l'agence d'intérim (ETT) et le salarié intérimaire
  • Durée maximale : 18 mois en général, jusqu'à 24 ou 36 mois dans certains cas
  • Indemnité de fin de mission : 10 % du salaire brut versé (prime de précarité)
  • Ne pas confondre avec le contrat de mise à disposition ETT / entreprise utilisatrice

Contrat de mission vs contrat de mise à disposition

Dans l'intérim, il y a deux contrats distincts. Le contrat de mise à disposition est signé entre l'agence d'intérim et l'entreprise qui a besoin d'un salarié temporaire. Il fixe le motif du recours, la durée, le poste et la rémunération. Le contrat de mission est signé entre l'agence et le salarié intérimaire lui-même. Il précise les mêmes éléments plus les conditions spécifiques au salarié (indemnité de fin de mission, congés payés).

Les deux contrats doivent être signés avant le début de la mission et remis au salarié dans les 2 jours ouvrables. Sans contrat écrit, la mission est requalifiable en CDI de droit commun par les prud'hommes, avec les conséquences associées (rappels de salaire, indemnité de licenciement).

Durée, rupture et droits du salarié intérimaire

La durée maximale du contrat de mission est en général de 18 mois (avec 1 renouvellement possible). Elle peut être portée à 24 mois dans certains cas (commande exceptionnelle à l'étranger, départ définitif d'un salarié préalable à la suppression du poste) ou 36 mois pour des chantiers spécifiques.

La rupture anticipée est strictement encadrée : seules la faute grave, la force majeure ou l'embauche en CDI du salarié la justifient. Si l'entreprise utilisatrice rompt la mise à disposition, l'agence doit proposer une autre mission équivalente au salarié ou maintenir son salaire jusqu'à la fin prévue. À la fin, le salarié touche une indemnité de fin de mission de 10 % du salaire brut total (sauf CDI intérimaire) et les congés payés proratisés.

Cas concret

Une intérimaire en mission de 6 mois chez un industriel voit sa mission interrompue au bout de 3 mois par l'entreprise utilisatrice ('plus de besoin'). L'agence lui propose une mission équivalente qu'elle refuse à cause du lieu. L'agence doit alors continuer à lui verser son salaire jusqu'à la fin prévue initialement (3 mois restants), car la rupture n'est pas justifiée par l'un des 3 motifs légaux. L'intérimaire récupère ainsi 8 000 euros de salaires non travaillés plus son indemnité de fin de mission proratisée.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Quelle est la durée maximale d'un contrat de mission ?
18 mois en règle générale, renouvelable une fois dans cette limite. Portée à 24 mois pour certains cas particuliers (remplacement d'un salarié partant définitivement avant suppression du poste, commande exceptionnelle à l'étranger) et 36 mois pour certains chantiers spécifiques ou commandes exportation. Au-delà, requalification automatique en CDI possible.
Comment est calculée l'indemnité de fin de mission ?
10 % du salaire brut total versé pendant la mission, congés payés inclus. Versée à la fin de chaque contrat de mission, même court. Non applicable si le salarié refuse un CDI proposé par l'entreprise utilisatrice pour le même poste, ou s'il bénéficie d'un CDI intérimaire avec l'ETT (salaire garanti entre deux missions).
Un intérimaire peut-il refuser une mission proposée par l'agence ?
Oui, sans justification pour un intérimaire classique (il est libre d'accepter ou refuser chaque mission). En CDI intérimaire, en revanche, le refus sans motif valable peut être considéré comme abandon de poste. Le CDI intérimaire impose au salarié d'accepter les missions correspondant à sa qualification dans un périmètre géographique défini au contrat.