- Service de l'État qui contrôle l'application du droit du travail
- Rattachée aux Dreets (Direction régionale économie emploi travail solidarités)
- Pouvoirs étendus : entrée dans les locaux, consultation de documents, sanctions
- Peut agir sur plainte, signalement ou de sa propre initiative
Ce que l'inspection du travail contrôle
Les grands domaines de contrôle : durée du travail (horaires, heures sup, pauses, repos), rémunération (respect du SMIC et des minima conventionnels), hygiène et sécurité (DUERP, équipements, risques), représentation du personnel (CSE, élections, fonctionnement), exécution des contrats (CDD, intérim, temps partiel, discrimination), travail illégal (dissimulation d'emploi, prêt de main-d'œuvre).
Les agents peuvent entrer dans tout local où peuvent travailler des salariés, même sans préavis et de jour comme de nuit. Ils peuvent consulter tous les documents utiles (registre unique du personnel, DUERP, contrats, bulletins, accords, décisions disciplinaires), entendre les salariés, le comité social et économique, prendre des copies.
Quels pouvoirs et quelles sanctions
L'agent dispose d'une palette graduée : observations écrites pour signaler un manquement et demander sa correction ; mise en demeure avec un délai précis pour se mettre en conformité ; décision d'arrêt de travaux en cas de danger grave et imminent (chantier BTP notamment) ; procès-verbal au procureur pour les infractions graves.
Les sanctions vont de l'amende administrative (jusqu'à plusieurs milliers d'euros selon l'infraction) à la sanction pénale (travail dissimulé : jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour une personne physique). L'employeur a le droit de contester les constats et décisions devant le tribunal administratif ou judiciaire selon la nature de la décision.
Un restaurant de 15 salariés à Bordeaux reçoit une visite inopinée en 2023. L'agent constate : 3 salariés sans contrat écrit formel (seulement oral), un registre unique du personnel incomplet, des horaires affichés non conformes aux horaires réels. Mise en demeure de 3 mois pour régulariser, pas de PV pénal parce que l'employeur collabore pleinement. Régularisation faite en 2 mois, coût de conformité estimé à 8 000 euros (rappels, rédactions, formation). L'alternative PV pénal aurait pu coûter 10 fois plus.