- Obligatoire à chaque versement de salaire, remis papier ou numérique
- Format simplifié depuis 2018 : 15 rubriques au lieu de 30+
- Doit être conservé par le salarié à vie (utile retraite)
- Amende pénale de 450 euros par infraction en cas de manquement
Ce que contient un bulletin en 2026
Le bulletin simplifié a regroupé les cotisations par grands risques : santé, accidents du travail, retraite, famille, assurance chômage, et 'autres contributions dues par l'employeur'. Le salarié voit d'un coup d'œil ce qui finance quoi, ce qui était impossible avec l'ancien format à 30 lignes.
Les mentions obligatoires sont fixées par les articles R3243-1 et suivants du Code du travail : identité des parties, période et heures travaillées, salaire brut, nature et montant de chaque cotisation, salaire net à payer, montant net imposable, date de paiement, convention collective applicable, nombre de jours de congés payés acquis et pris. Depuis 2022, le bulletin doit aussi afficher le 'montant net social' qui sert à calculer les aides sociales (APL, prime d'activité).
Papier ou numérique : les règles
Depuis 2017, l'employeur peut dématérialiser le bulletin de paie par défaut, sauf opposition du salarié. Concrètement, le bulletin est mis à disposition sur un coffre-fort numérique (My PayFit, MyLucca, HP Electronic Wage Slip...) et le salarié y accède à vie, même après avoir quitté l'entreprise.
Le salarié a toujours le droit de demander un format papier. L'employeur doit alors lui remettre en main propre ou par courrier. Côté salarié, le conseil d'or : conserver tous ses bulletins (papier ou en PDF) jusqu'à la retraite, parce que c'est la preuve principale des périodes cotisées en cas de réclamation auprès de la Carsat.
Une développeuse embauchée en 2015 découvre en 2024, en préparant son dossier retraite, que 6 mois de cotisations n'ont jamais été reportés par son ex-employeur. Heureusement, elle a conservé tous ses bulletins. Elle les transmet à la Carsat, qui régularise en 4 semaines. Sans les bulletins, la régularisation aurait exigé une enquête longue auprès de l'Urssaf et un risque de périodes définitivement perdues. Moralité : garder ses bulletins à vie, ça n'est pas de la paranoïa.