- Somme fixe versée sans justificatif, pour couvrir des frais professionnels
- Exonérée de cotisations et d'impôt dans les limites Urssaf
- Exemples : télétravail, repas, transport, grand déplacement
- Distincte du remboursement au réel qui exige des justificatifs
Indemnité forfaitaire vs remboursement au réel
Deux logiques coexistent pour rembourser les frais d'un salarié. Le remboursement au réel suppose un justificatif (facture, note) pour chaque euro remboursé. Aucun plafond en principe, mais plus lourd à gérer administrativement.
L'indemnité forfaitaire, elle, est une somme fixe versée périodiquement sans justificatif. Avantage : simplicité pour le salarié et pour la paie. Contrainte : elle doit rester dans les plafonds Urssaf pour ne pas être requalifiée en salaire et cotisable. Au-delà des plafonds, la fraction excédentaire devient du salaire avec les charges associées (patronales + salariales + impôt).
Les principales indemnités forfaitaires et leurs plafonds (2026)
- Télétravail : jusqu'à 2,70 euros par jour télétravaillé (ou 10,80 euros par semaine), sans justificatif. Au-delà, l'employeur doit produire les factures.
- Repas pris au restaurant (mission ou déplacement) : jusqu'à 20,70 euros par repas pour un salarié en déplacement professionnel en France.
- Repas sur le lieu de travail : jusqu'à 7,30 euros par repas quand le salarié ne peut pas rejoindre sa résidence.
- Grand déplacement : 73,30 euros par jour pour les 3 premiers mois (Paris, petite couronne) ou 54,90 euros en province.
- Transports publics : 50 % du coût réel de l'abonnement, obligatoire pour tout salarié, exonéré de cotisations.
Ces plafonds sont revalorisés chaque année au 1er janvier par l'Urssaf. Il faut vérifier les barèmes à jour sur le site Urssaf avant tout paramétrage paie.
Une entreprise services B2B de 45 salariés a basculé 100 % de ses collaborateurs en télétravail 2 jours par semaine en 2022. Choix du forfait Urssaf (2,70 €/jour) plutôt que le remboursement au réel, pour simplifier la gestion. Coût annuel : environ 280 euros par salarié, soit 12 600 euros au total. Aucune cotisation ni impôt dus. Le même niveau d'indemnisation au réel aurait nécessité le traitement de 4 000 factures par an, soit 2 jours de temps RH par mois.